
En 2025, nous étions plein Est avec la découverte de l’Alsace. En cette année 2026, cap à l’Ouest avec la visite de la Charente Maritime.
Ce dimanche 17 mai, nous sommes donc 41 acrisiens à avoir le plaisir de nous retrouver à l’hôtel IBIS de Saintes. Comme à l’habitude, un apéritif d’accueil nous est servi, et une présentation du programme nous est faite par Morgane de l’office de tourisme de Saintes. C’est d’ailleurs elle qui sera notre guide durant tout notre séjour, et nous avons pu apprécier sa gentillesse, et sa bonne organisation.
Le programme annoncé nous met l’eau à la bouche, et c’est bien volontiers que nous nous installons pour diner dans une salle qui nous est réservée, et où nous prendrons tous nos diners.

Lundi
Cette première nuit a été un peu plus courte que le seront les suivantes, car nous avons un impératif d’horaire avec l’embarquement sur le bateau qui va nous transporter jusqu’à l’Ile d’ Aix. Cette traversée, au départ de Fouras-les-Bains et d’une durée de 25 mn, va nous offrir de belle vues sur le fort Boyard.




Au petit port nous touchons du doigt la vie ilienne avec l’arrivée attendue de la postière !


Vauban est passé par là, et des restes de fortifications en témoignent.


C’est à pied que nous rejoignons le musée Napoléon et le musée africain situés l’un en face de l’autre. Pour plus de confort, notre groupe est séparé en deux plus petits groupes de 20 personnes.
Commençons par le musée Napoléon. C’est dans cette maison, son ultime résidence sur le sol français, où il s’est installé du 12 au 15 juillet 1815, que l’empereur Napoléon décide de se rendre aux anglais. Dans ce musée, dix salles tentent de retracer la vie de l’empereur et de son entourage.











Nous traversons la rue pour nous rendre au musée africain.
Le créateur de ce musée, le baron Napoléon Gourgaud (1881-1944), était amateur de chasses en Afrique, et passionné d’éthnographie et de sciences naturelles. Le musée expose les trophées, sculptures et objets ethnographiques ramenés de ses multiples expéditions en Afrique.
Après la visite très intéressante de ces 2 musées, nous rejoignons nos 2 calèches, pour une balade commentée et découvrir au pas du cheval les petits chemins, plages, prairies et bois de l’ile.


Notre petit periple se termine devant le restaurant, « Les Paillotes », où nous dégustons un repas à base de produits de la mer.


En regagnant le port à pied, nous mesurons la chance que nous avons de visiter cette ile hors saison touristique !!!

Le bac nous attend pour un retour vers Fouras-les-bains avec une dernière vue sur le fameux fort Boyard.

A l’arrivée, le bus nous attend pour nous emmener visiter un château à St-Porchaire, celui de la Roche-Courbon. C’est à Pierre Loti que l’on doit son sauvetage et le nom de « château de la belle aux bois dormant ».
Le corps de logis encadré de grosses tours rondes, domine de magnifiques jardins à la française. Et aussi incroyable que ça puisse paraitre, une partie de ces jardins est construite sur 1500 pieux de chêne.




Et cette journée, déjà riche en visites, n’est pas terminée, car nous nous dirigeons maintenant vers le « domaine de Folle Blanche », de la « Maison Bossuet ». Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux qui nous livre avec une grande pédagogie, tous les secrets de fabrication de leur cognac et de leur pineau des Charentes. Bien évidemment, une dégustation suivra toutes ses explications.



Après une telle journée, il nous faut une bonne nuit pour récupérer.
Mardi
Heureusement, aujourd’hui le programme de la journée est un peu moins dense, et on a très peu de bus car on va visiter Saintes.
Notre visite commence par un tour de la ville en petit train. Sans bruit grâce à sa motorisation électrique, il nous permet d’avoir un bon aperçu de cette ville, que nous découvrirons plus en détail par une visite pédestre guidée, dans l’après-midi.



Après être restés assis pendant prés d’une heure, nous nous dégourdissons les jambes en allant visiter un musée original, le musée Dupuy-Mestreau. C’est dans un hôtel particulier du XVIIIè siècle, qu’Abel Mestreau, un collectionneur visionnaire et insatiable, crée en 1920 ce musée. Il y expose un grand nombre d’objets éclectiques simples ou rares, qui nous transportent à la cour du roi, au bagne, ou dans l’univers des femmes du 18è siècle dans la Saintonge. On y découvre les dernières pantoufles de Louis XVI, une horloge dont la pignonnerie est en terre cuite, un pistolet à 6 coups, une belle collection de coiffes, un permis de mendier, et bien d’autres objets insolites dont une étonnante arbalète à grenouilles.
Après un bon déjeuner dans un restaurant du centre-ville ancien, nous voilà repartis pour découvrir cette ville. Saintes fut fondée par les romains sur les berges de la Charente. Elle connait au 1er siècle un développement rapide qui fait d’elle la capitale de la vaste province d’Aquitania. En compagnie de notre guide-conférencière, nous allons voir ses 3 monuments emblématiques
On commence par la cathédrale Saint-Pierre. Bati au 15è siècle, son imposant clocher-porche domine le quartier de la vieille ville. L’élan interrompu de son architecture contraste avec la finesse du décor gothique flamboyant. C’est aux aléas de l’histoire que l’on doit cette étrange silhouette inachevée.
Nous poursuivons par l’abbaye-aux-dames. qui fut au 12è siècle, le premier monastère féminin de la Saintonge, et a compté jusqu’à 100 religieuses bénédictines. Aujourd’hui, certaines chambres ont été transformées en chambres d’hôtes et accueillent des touristes qui veulent profiter de la tranquillité du lieu.
L’abbaye a connu une histoire mouvementée ; la guerre de 100 ans, les guerres de religion, la révolution, et les différents incendies, sont à l’origine de la reconstruction des grands bâtiments conventuels au 17è siècle. L’église romane, avec son portail richement sculpté, est la plus remarquable de l’art roman saintongeais.
Pour terminer la visite de cette ville, le bus nous emmène à l‘amphithéâtre. Edifié au 1er siècle, il est le plus grand de toute la côte atlantique. Il accueillait 15000 spectateurs venus assister aux combats d’animaux sauvages et de gladiateurs, véritables stars de l’époque.



Pour clore cette journée, une surprise nous attend à l’hôtel: Anne et Bernard nous offre un pot pour fêter la naissance de leur premier petit-fils. Alors bienvenue à Joseph, et merci à eux pour ce pot très convivial.

Mercredi
Aujourd’hui, c’est encore un riche programme qui nous attend. Et plutôt que riche programme, on pourrait dire « roche » programme, car nous allons nous rendre à Rochefort ce matin et à La Rochelle cet après-midi.
A Rochefort deux visites sont au programme. Pour plus de confort, notre groupe sera à nouveau séparé en deux sous-groupes pour visiter alternativement l’ancienne école de médecine navale et la corderie royale.
L’école de médecine navale, fondée en 1722 était dédiée aux pathologies des marins, et était le lieu de formation des chirurgiens embarqués sur les navires du roi. L’école de médecine navale se trouvait dans le pavillon sud-ouest de l’hôpital de la marine. Ce pavillon, restauré en son état du milieu du XIXè siècle, est devenu musée national en 1998.
Une guide passionnante nous en fait découvrir la bibliothèque, le droguier, et le cabinet de curiosités, etc… Ils regroupent des pièces singulières et remarquables qui témoignent de la curiosité scientifique des médecins de marine des siècles derniers.















Cette passionnante visite terminée, nous attendons le bus pour faire échange avec l’autre groupe et aller visiter la corderie royale.
Ce bâtiment est une curiosité architecturale. D’une longueur de 374 mètres pour 8 mètres de largeur, la corderie royale de Rochefort, construite de 1666 à 1669, est jusqu’au XXe siècle le plus long bâtiment industriel en Europe. À titre de comparaison, sa longueur est supérieure à la hauteur de la tour Eiffel (374 mètres contre 324 mètres). Cette longueur s’explique pas le fait que, au temps de sa construction, le cordage le plus long d’un navire mesurait une encablure (soit environ 195 m). Or celui-ci devait être réalisé d’un seul tenant afin d’être le plus solide possible. Et il est une autre caractéristique architecturale. Ce bâtiment est situé en bordure de la Charente, sur un sol constitué d’une couche de vase compactée de près d’une trentaine de mètres d’épaisseur, et parfois inondé d’une soixantaine de centimètres d’eau lors des grandes marées. Avant la construction du bâtiment lui-même, il a donc fallu surélever de quelques pieds et construire un radier, constitué d’un quadrillage de pièces de bois de chêne de 30 centimètres de section, enfoncé à 5 pieds de profondeur sous la nappe phréatique jusqu’au bon sol.
Après être tombé en ruines, c’est en 1973 que le site de la Corderie royale est acheté à l’État par la ville de Rochefort, et que les travaux de réhabilitation peuvent débuter. L’espace d’exposition proprement dit de la Corderie royale s’étend sur une surface de 300 m2 et occupe l’aile Sud. Il a été ouvert au public en 1986. Sa visite guidée nous présente toutes les étapes de fabrication des cordages qui équipaient les navires. Il faut savoir que les navires de guerre les plus importants de l’époque nécessitaient jusqu’à 100 km de cordages. Un atelier nous initie également à la confection des fameux noeuds marins.










On a tous un peu débordé sur la durée prévue des visites. Il se fait tard et, c’est notre estomac qui commence à faire des noeuds ! Il est temps d’aller au restaurant. Bien rassasiés, après une petite sieste dans le bus, on est prêt à arpenter les rues de La Rochelle. Une fois de plus, on se sépare en deux groupes, et deux guides de l’office de tourisme nous plongent dans les grandes heures de La Rochelle, ville « belle et rebelle, au riche passé maritime.






Son hôtel de ville, qui héberge la mairie de La Rochelle depuis 1298.
Il est le plus ancien hôtel de ville français encore en fonction.
Le terme de cette journée est également celui de notre séjour, et l’apéritif de notre dernier diner est l’occasion de remercier et féliciter Morgane notre guide.



Ce séjour fut très réussi et encore un grand merci à Alain et Martine, ainsi qu’à l’OT de Saintes, pour cette organisation. Merci également à l’équipe de l’hôtel qui à tout fait pour nous satisfaire.
Concernant cet article, merci à Etienne pour ses photos.
















































































