
Comme toute association, l’ACRIS se doit de convoquer ses adhérents en assemblée générale ordinaire une fois par an. C’est l’occasion de faire le point sur la vie de l’association, et aussi l’occasion de retrouver notre ancien métier de sucrier.
Ce 25 novembre, nous sommes 38 adhérents et 16 accompagnants à avoir rendez-vous à 9h30 à la sucrerie de Connantre, une sucrerie du groupe Tereos. Nous tenons à remercier Jean-Yves Delamare et Amaël Gy-Moilleron de nous avoir accueillis dans leur établissement, et de nous avoir consacrés une partie de leur journée alors qu’en période de campagne nous savons que les occupations et préoccupations ne manquent pas.
Nos chaleureuses retrouvailles se font autour de collations chaudes/froides et de viennoiseries qui nous attendent dans une salle de réunion. Merci pour cette attention.
Contrairement aux autres années où il est alors l’heure aux accompagnants de nous quitter pour aller faire du tourisme, cette année ils restent pour assister à une présentation du groupe Tereos et du site de Connantre, et ensuite pour participer à la visite de la sucrerie.

Amaël commence donc par nous présenter le groupe Tereos, le 2eme groupe sucrier mondial derrière le groupe allemand Sudzuckër.
Tereos c’est:
– 10700 agriculteurs coopérateurs en France métropolitaine
– 15800 collaborateurs dans le monde
– une production se répartissant en 45% de sucre, 17% d’alcool, le reste étant des produits sucrants, des protéines, de l’amidon et ses dérivés, de l’alimentation animale
– pour la France métropolitaine, 10 établissements de production (sucreries, distilleries, amidonneries), 4 centres de conditionnement, 6 plateformes logistiques, 4 unités de déshydratation, et 3 sites administratifs.
Ces établissements sont essentiellement implantés dans le nord-est, à l’exception de l’atelier de conditionnement de Nantes.
Une présentation du site de Connantre nous est ensuite faite.
Il nous est alors rappelé que cette usine, la plus grosse d’Europe à l’époque, a été décidée par Ferdinand BEGHIN et construite en 16 mois sur les années 1974/1975. Lors de sa première campagne en 1975, elle traitait 14000 tonnes de betteraves par jour pour une production de 2200 tonnes de sucre.
En 2025, Connantre fête donc son 50ème anniversaire, et cette campagne se résume à une durée prévisionnelle de 112 jours avec une fin annoncée le 8 janvier. Le tonnage moyen aura été de 24500 T/j pour une production moyenne de 2650T/J de sucre. Ce qui caractérise cette campagne, c’est une richesse importante de 18 qui n’a pas baissée en cours de campagne, ce qui oblige à gérer l’usine en fonction du stockage sirop.
Bien évidement, durant ces 50 ans, nombreux ont été les améliorations et notamment ces 6 dernières années avec entre autres, le remplacement de 3 chaudières fuel par 2 chaudières gaz (33M€), de nombreuses économies d’énergies (22 M€), le remplacement du lavoir (18M€), la mise en service d’une cristallisation en 3 jets (14M€).
Et ces investissements sont loin d’être terminés, car Tereos s’engage dans un projet de décarbonation de ses fabrications. C’est Jean-Yves Delamare qui manage et nous présente cet ambitieux projet. Projet qui devrait conduire à réduire les émissions de CO2 d’ici 2033, de 50% sur l’ensemble des sites de production à travers le monde, et de 65% sur les sites européens.
Trois phases sont planifiées et consistent en: réduction des consommations d’énergie, électrification en utilisant la recompression mécanique de vapeur, utilisation et production d’énergies renouvelables. De nombreuses installations ont déjà été réalisées avec des résultats tangibles et nous sont présentées.
Nous ne pouvons que souhaiter une pleine réussite de cet ambitieux projet.
Aprés cette brillante présentation, il est temps de passer à la visite. Du fait des nombreuses questions posées durant la présentation, le temps est passé bien vite et il ne nous reste qu’une heure pour visiter cette grande usine. Deux groupes sont formés, équipés de casques, gilets et audiophones, et nous voilà partis. Certains d’entre nous retrouvent ces installations qu’ils ont, soit utilisées, soit conçues. Pour certaines des accompagnantes, c’est une découverte de ce monde industriel.











Le timing est très serré et il faut vite rejoindre le restaurant car nous sommes très en retard. Nous prenons quand même le temps de remercier chaleureusement nos guides, ainsi que les personnes qui ont consacré leur temps, si précieux en période de campagne, pour nous accueillir et nous permettre de nous replonger avec plaisir dans notre passé de sucrier.
Nous les remercions également pour la remise d’une belle boite collector éditée à l’occasion du 50 ème anniversaire de la sucrerie de Connantre.

Vite, vite, nous sommes très en retard, et il nous faut encore un bon quart d’heure pour rejoindre Sézanne, et plus particulièrement « Le relais champenois », un hôtel-restaurant classé logis-de-France.

C’est ici, qu’après un traditionnel apéritif, nous dégustons un excellent repas.
Le café pris, les accompagnantes vont faire 10 mn de marche à pied pour rejoindre un guide qui va leur faire découvrir le couvent des Recollets.
Les Recollets est un ordre mineur des Franciscains apparut au 15è siècle. Ces prédicateurs s’installent à Sézanne en 1619 et y fondent ce couvent dont la chapelle est consacrée en 1642 par l’évêque de Troyes.





La chapelle abrite plusieurs tableau de
Claude François,
la vedette de l’époque, mais dans un tout autre domaine que celui de la chanson.
Ce Claude François là est né en 1614, et entre dans l’ordre des Recollets à 31 ans où il prend le nom de frère Luc.
Pendant que ces dames se cultivent, nous devons « travailler ». Le temps au personnel du restaurant de transformer la salle de restauration en salle de réunion et nous pouvons démarrer notre assemblée générale.
Au programme: examen du rapport d’activité, examen du rapport financier et du budget prévisionnel, vote du montant de la cotisation, rappel de la possibilité aux adhérents de payer leur cotisation et certaines activités par carte bancaire sur internet, élections des membres sortants du conseil d’administration ainsi que celle d’un nouvel administrateur en la personne d’Alain Haurou-Patou. Bienvenue à lui dans l’équipe !
Compte-rendu de cette AG en sera fait dans le prochain bulletin ACRIS-LIAISONS de décembre 2025.
Ces dames étant de retour, présentation du voyage de printemps prévu en Charente-Maritime du 17 au 21 mai 2026, nous est faite par Alain Chevalier. Yves Tanguy, quant à lui, nous présente le voyage à l’étranger prévu en Galice du 25 septembre au 2 octobre 2026. Encore des bons moments à partager !
C’est autour d’une bonne collation, et dans l’évocation de ces futurs voyages que nous nous quittons à regret.
Cet article est le dernier de l’année et il faudra maintenant attendre fin décembre et la sortie de notre bulletin ACRIS-LIAISONS pour avoir des nouvelles de l’ACRIS.